Felix the Cat
12-04-2005, 03:37 AM
Chirac : «la France entend contribuer à la renaissance» de l'Afrique (http://www.lefigaro.fr/international/20051203.FIG0178.html?202619)
Les dirigeants africains et le président français Jacques Chirac ont entamé samedi à Bamako un sommet Afrique-France, marqué à son ouverture par un consensus affiché pour aider la jeunesse africaine et réduire l'émigration en combattant la pauvreté sur le continent.
«(...) Je vous le dis : en ce siècle nouveau, l'Afrique impressionnera le monde par ses succès. La France entend contribuer à cette renaissance», a déclaré le président français.
Le président Chirac et son homologue malien Amadou Toumani Touré ont porté le même diagnostic général sur la nécessité de combattre la pauvreté en Afrique, pour permettre notamment aux jeunes -plus de 60% des Africains ont moins de 25 ans- de rester dans leur pays et de ne plus rejoindre les cohortes de migrants.
L'urgence pour l'Afrique est de «vaincre la pauvreté, permettre l'éclosion d'une classe moyenne et employer au mieux les élites», a dit M. Chirac.
«La difficulté de travailler et de construire sa vie dans son pays contraint hélas des milliers d'Africains à émigrer (...) a-t-il ajouté, en appelant Africains et Européens à démanteler les réseaux d'immigration clandestine».
Le président malien a suggéré une «conférence entre les pays d'Europe et d'Afrique».
«Nous devons combattre les réseaux de passeurs mais aussi nous entendre sur une même organisation des flux migratoires», a-t-il dit.
«Il faut retenir les jeunes ici chez eux», a ajouté le président du Mali, une terre d'émigration, avec une diaspora estimée à 4 millions de personnes.
Il a cité le chiffre de 16,3 millions de migrants à l'échelle du continent africain, en soulignant toutefois que ces migrants «vont aussi en Afrique en très grand nombre», et pas seulement dans les pays riches.
Les deux chefs d'Etats ont aussi évoqué les fléaux qui continuent d'entraver le développement de l'Afrique, notamment les conflits et le sida.
Le continent, avec ses 900 millions d'habitants, reste ancré dans la pauvreté -320 millions de personnes survivent avec moins d'un dollar par jour, selon l'Onu- et le sida y poursuit ses ravages: l'Afrique sub-saharienne abrite plus de 60% des personnes vivant avec le VIH, soit 25,8 millions de séropositifs.
Amadou Toumani Touré et Jacques Chirac ont aussi tous deux plaidé pour que la voix des pays pauvres d'Afrique soit entendue dans les négociations commerciales, avant une difficile réunion ministérielle de l'OMC à Hong Kong.
M. Chirac a réaffirmé que la France restait un «avocat inlassable de l'Afrique», alors que la politique de Paris est contestée dans certaines de ses ex-colonies, comme au Togo et en Côte d'Ivoire.
Il a réaffirmé la volonté de Paris d'adapter son «dispositif militaire» -cinq bases et plus de 10.000 soldats actuellement déployés sur le continent, dont 4.000 en Côte d'Ivoire- pour appuyer les efforts de l'Union africaine de créer une force de maintien de la paix à l'horizon 2010.
Si l'Afrique continue de concentrer la moitié des opérations de maintien de la paix de l'Onu, cette rencontre de Bamako intervient toutefois alors que plusieurs conflits sanglants ont pris fin, comme au Burundi et au Liberia.
Les participants à ce 23ème sommet de deux jours devaient également discuter des conflits en cours, notamment la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan) et la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire.
Pour la première fois dans l'histoire de ces sommets, la totalité des 53 pays africains était représentée, selon les organisateurs maliens.
Mais le président ivoirien Laurent Gbagbo était toutefois le grand absent.
Les dirigeants africains et le président français Jacques Chirac ont entamé samedi à Bamako un sommet Afrique-France, marqué à son ouverture par un consensus affiché pour aider la jeunesse africaine et réduire l'émigration en combattant la pauvreté sur le continent.
«(...) Je vous le dis : en ce siècle nouveau, l'Afrique impressionnera le monde par ses succès. La France entend contribuer à cette renaissance», a déclaré le président français.
Le président Chirac et son homologue malien Amadou Toumani Touré ont porté le même diagnostic général sur la nécessité de combattre la pauvreté en Afrique, pour permettre notamment aux jeunes -plus de 60% des Africains ont moins de 25 ans- de rester dans leur pays et de ne plus rejoindre les cohortes de migrants.
L'urgence pour l'Afrique est de «vaincre la pauvreté, permettre l'éclosion d'une classe moyenne et employer au mieux les élites», a dit M. Chirac.
«La difficulté de travailler et de construire sa vie dans son pays contraint hélas des milliers d'Africains à émigrer (...) a-t-il ajouté, en appelant Africains et Européens à démanteler les réseaux d'immigration clandestine».
Le président malien a suggéré une «conférence entre les pays d'Europe et d'Afrique».
«Nous devons combattre les réseaux de passeurs mais aussi nous entendre sur une même organisation des flux migratoires», a-t-il dit.
«Il faut retenir les jeunes ici chez eux», a ajouté le président du Mali, une terre d'émigration, avec une diaspora estimée à 4 millions de personnes.
Il a cité le chiffre de 16,3 millions de migrants à l'échelle du continent africain, en soulignant toutefois que ces migrants «vont aussi en Afrique en très grand nombre», et pas seulement dans les pays riches.
Les deux chefs d'Etats ont aussi évoqué les fléaux qui continuent d'entraver le développement de l'Afrique, notamment les conflits et le sida.
Le continent, avec ses 900 millions d'habitants, reste ancré dans la pauvreté -320 millions de personnes survivent avec moins d'un dollar par jour, selon l'Onu- et le sida y poursuit ses ravages: l'Afrique sub-saharienne abrite plus de 60% des personnes vivant avec le VIH, soit 25,8 millions de séropositifs.
Amadou Toumani Touré et Jacques Chirac ont aussi tous deux plaidé pour que la voix des pays pauvres d'Afrique soit entendue dans les négociations commerciales, avant une difficile réunion ministérielle de l'OMC à Hong Kong.
M. Chirac a réaffirmé que la France restait un «avocat inlassable de l'Afrique», alors que la politique de Paris est contestée dans certaines de ses ex-colonies, comme au Togo et en Côte d'Ivoire.
Il a réaffirmé la volonté de Paris d'adapter son «dispositif militaire» -cinq bases et plus de 10.000 soldats actuellement déployés sur le continent, dont 4.000 en Côte d'Ivoire- pour appuyer les efforts de l'Union africaine de créer une force de maintien de la paix à l'horizon 2010.
Si l'Afrique continue de concentrer la moitié des opérations de maintien de la paix de l'Onu, cette rencontre de Bamako intervient toutefois alors que plusieurs conflits sanglants ont pris fin, comme au Burundi et au Liberia.
Les participants à ce 23ème sommet de deux jours devaient également discuter des conflits en cours, notamment la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan) et la crise politico-militaire en Côte d'Ivoire.
Pour la première fois dans l'histoire de ces sommets, la totalité des 53 pays africains était représentée, selon les organisateurs maliens.
Mais le président ivoirien Laurent Gbagbo était toutefois le grand absent.